lundi 16 juillet 2012

Le "SF" à la fin de MESF.....c'est pour Science Fiction ?

Ben oui, ....on peut se poser la question.

Le MESF doit normalement pallier les risques de faillite d'un Etat par le recours à l'emprunt sur les marchés financiers, assuré et garanti par la Commission Européenne. Dit comme ça, c'est en fait le premier pas vers des euro-obligations, c'est à dire le vieux rêve de la mutualisation de la garantie des dettes au niveau européen. Tout le "monde européen" emprunte à un taux très bas sur les marchés financiers et reprête à l'Etat en difficulté à un taux avantageux. Deux cas de figure (au moins) :

- Si tout se passe bien, L'Etat en difficulté gagne du temps pour remettre ses affaires en ordre sans taux prohibitif et le FESF est remboursé avec un gain sur le différentiel d'intérêt entre ce lui auquel il emprunte et celui auquel il prête. Une "super-banque" sympa en quelque sorte.

- Si ça se passe mal, "tout le monde européen" se retrouve avec une dette à honorer et le pays en difficulté est gentiment invité à quitter la discothèque.

En fait c'est simple !



mardi 22 mai 2012

Ah, les CDS...et la sortie de crise

On l'a beaucoup dit, de méchants ingénieurs financiers ont inventé de méchants instruments pour jouer la faillite du monde des gentils. Heureusement depuis quelques temps, les politiques ont enfin repris les rênes si bien que la finance s'est assagie et le monde va bien mieux.

Sauf que, mis à part quelques annonces de banques qui font des pertes astronomiques, et même révélées elles sont par la suite "légèrement plus importantes" ( “slightly” higher ) qu'estimées "mark-to market" (on va pas chipoter entre 2 et 5 milliards, c'est une perte et ça s'est pas bien ! ), un petit coup d'oeil sur le marché des CDS (Credit Default Swaps ) et l'heure n'est pas encore à la franche rigolade.

Reprenons les définitions rapidement, un CDS est une prime d'assurance qui permet de se garantir contre le défaut de paiement. Evidemment et même si les traders ont parfois tendance à ne pas être rationnels, le prix de ces primes correspond souvent à la probabilité de défaut telle qu'anticipée. A noter que tout le monde ne peut pas intervenir sur ces marchés qui restent l’apanage de grosses gestions. Mais le prix est surtout le reflet de l'offre et de la demande. Un marché peut être très haut sur des CDS, simplement parce que personne ne souhaite vendre particulièrement le produit et qu'un opérateur qui serait vendeur à découvert sur cet instrument devrait en payer les conséquence en déboursant un prix prohibitif proposé par une contrepartie en situation de monopole.

Si on regarde les marchés de la dette française, grècque, irlandaise, italienne et portugaise,







les niveaux sont encore stratosphériques.

Pareil pour les principales banques
pas de quoi pavoiser.

Fin de crise, fin de crise...un peu tôt tout ça ! Encore que ça viendra peut lorsque les experts auront reconnu leurs échecs. Mais c'est pas gagné si on en croit Eugène Fama ( Eugene Fama Defends Investor Rationality and Market Efficiency ) .

PS : l'heureux évènement est bien arrivé, et il est heureux.


mercredi 11 avril 2012

Ben oui, déjà Avril...

Ce blog n'est pas éteint, il est en attente d'une heureuse nouvelle....

lundi 6 février 2012

Février ou l'espoir d'une conclusion du problème grec.

On n'arrête plus d'en parler si bien qu'on s'est habitué à des retournements de situation sur la dette grecque. On sent poindre les problèmes du Portugal et de l'Espagne juste derrière.
La raison a l'air toute trouvée : l'Euro.
Sans Euro, possibilité de dévaluer la monnaie nationale et de rembourser ses dettes au prix du papier. Pas seulement, selon Emmanuel Todd


(Merci à Mataf de nous avoir pointé cette vidéo.)

samedi 28 janvier 2012

Terminer Janvier comme ça....

Après les différents "hair cuts" sur la dette grecque, la promesse de la FED de garder des taux d'intérêt extrêmement bas, on ne pouvait pas terminer Janvier sans rajouter la dernière analyse de Max Keiser.

jeudi 5 janvier 2012

Tous mes voeux de bonnes année 2012

Bonne année à toutes et à tous.

Et bonne année aux traders de MF Global qui malgré la faillite de leur employeur devraient "peut être" avoir la possibilité de toucher leurs bonus pour 2011 s'ils patientent un peu ( MF Global U.K. Staff May Not Get Bonuses Pledged Before Failure ). C'est la fameuse prime à la faillite et c'est tout le mal qu'on leur souhaite.
Cela étant, il faudra quand même attendre la fin de l'audit de KPMG sur la liquidation des comptes et ça, ça devrait prendre peut être encore quelques temps.

S'il est exact que l'on puisse avoir quelques interrogations sur le sentiment laissé par les explications de Max Keiser et les pratiques de certaines grandes banques américaines, on obtient quand même quelques éléments nouveaux qui font froid dans le dos cf MF Global : aurait vendu des millions de dollars de titres à Goldman Sachs avant son effondrement .

jeudi 22 décembre 2011

MF GLOBAL - Max Keiser


Lorsque tout à coup la réalité surpasse la fiction. (Merci Bruno et Jealaure)

Très bonne fin d'année à tous !