mardi 25 octobre 2011

C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane....à l'Italie

Nino Ferrer n'aurait peut être pas fait le rapport avec un ouragan ou une catastrophe financière, mais le mot était tellement approprié que je n'ai pu y résister. Après tellement de tergiversations, nous sommes sur le point, encore une fois d'accoucher d'une souris. On a l'habitude.

La dernière idée en date était d'interdire la détention de CDS (Credit Default Swaps) "à nu", c'est à dire de détenir une assurance contre le défaut de paiement d'un Etat lorsque l'on ne dispose pas de l'obligation souveraine idoine, mais la réglementation le permettait quand même à condition d'avoir une position corrélée avec un emprunt d'Etat de justifier de l'achat d'un CDS. Mais comme tout est corrélé, ou plutôt, comme il est possible de trouver une corrélation de tout avec n'importe quoi, la règle a été quelque peu malmenée.

Il est affligeant de s'apercevoir une fois de plus, que les bases de la finance échappent totalement à la connaissance des personnes qui sont désignées pour édicter des règles de bonne conduite et de sécurité des marchés.



mercredi 12 octobre 2011

Poof, it's gone !

L'histoire Dexia est pratiquement close, la banque sera apparemment éclatée en trois parties :
- la première, reprise par la France avec une garantie de 30 milliards d'euros
- la seconde, reprise par la Belgique avec une garantie de 70 milliards d'euros
- la troisième enfin, la partie luxembourgeoise, devrait être rachetée par des fonds qataris.

Ne reste plus que...les autres maintenant.
Si une banque comme Dexia a connu des déboires aussi importants, il est peu probable que son sort soit totalement isolé. Bien sûr, les stress tests n'ont donné qu'une image bien enrobée de ce que sont réellement les engagements et les pertes probables des banques. Personne n'est dupe. Poof, it's gone !

mercredi 5 octobre 2011

Dexia, ou la sur-exposition

La nouvelle est tombée - Dexia devrait être démantelée.
On revient donc où on en était avant la mise sur le marché de la banque, à savoir, un retour dans le giron des Etats.

C'était déjà impressionnant la manière dont une banque spécialisée dans le crédit aux collectivités locales avait pu être emportée dans la tourmente des "subprimes". Aujourd'hui, c'est la tempête du marché de crédits.
Il est évident que cette histoire qui se répète est due à une surexposition vis à vis de marchés alors considérés comme sains et éternels.
Pourtant c'est encore écrit " La banque pour l'économie locale" . Oui, mais les problèmes issus de 2008 ont en fait réveillé le reste de l'actualité de l'entreprise franco-belge. Si bien que même avec la meilleure volonté du monde "L’aggravation de la crise des dettes souveraines européennes et les tensions induites sur le marché interbancaire ont conduit Dexia à accélérer son plan de restructuration en mai 2011. Cependant, dans l’environnement actuel, la taille du portefeuille d’actifs non stratégiques (dit Legacy) pèse structurellement sur le groupe en dépit de la bonne qualité de crédit de ses actifs."

La solution ? Très simple :

"Les Etats actionnaires ont confirmé leur volonté de soutenir le Groupe Dexia, pour qu'il puisse
mettre en œuvre ces différentes mesures de façon ordonnée et dans les meilleures conditions."

"Dans les meilleures conditions".............euh, lesquelles "meilleures" ?


ps du 6/10/11 : Si vous voulez vous rendre compte des dégâts possibles, cliquez sur le lien ci après et " Faites bouger les curseurs, c'est impressionnant ! "