On l'a beaucoup dit, de méchants ingénieurs financiers ont inventé de méchants instruments pour jouer la faillite du monde des gentils. Heureusement depuis quelques temps, les politiques ont enfin repris les rênes si bien que la finance s'est assagie et le monde va bien mieux.
Sauf que, mis à part quelques annonces de banques qui font des pertes astronomiques, et même révélées elles sont par la suite "légèrement plus importantes" ( “slightly” higher ) qu'estimées "mark-to market" (on va pas chipoter entre 2 et 5 milliards, c'est une perte et ça s'est pas bien ! ), un petit coup d'oeil sur le marché des CDS (Credit Default Swaps ) et l'heure n'est pas encore à la franche rigolade.
Reprenons les définitions rapidement, un CDS est une prime d'assurance qui permet de se garantir contre le défaut de paiement. Evidemment et même si les traders ont parfois tendance à ne pas être rationnels, le prix de ces primes correspond souvent à la probabilité de défaut telle qu'anticipée. A noter que tout le monde ne peut pas intervenir sur ces marchés qui restent l’apanage de grosses gestions. Mais le prix est surtout le reflet de l'offre et de la demande. Un marché peut être très haut sur des CDS, simplement parce que personne ne souhaite vendre particulièrement le produit et qu'un opérateur qui serait vendeur à découvert sur cet instrument devrait en payer les conséquence en déboursant un prix prohibitif proposé par une contrepartie en situation de monopole.
Si on regarde les marchés de la dette française, grècque, irlandaise, italienne et portugaise,
les niveaux sont encore stratosphériques.
Pareil pour les principales banques
pas de quoi pavoiser.
Fin de crise, fin de crise...un peu tôt tout ça ! Encore que ça viendra peut lorsque les experts auront reconnu leurs échecs. Mais c'est pas gagné si on en croit Eugène Fama ( Eugene Fama Defends Investor Rationality and Market Efficiency ) .
PS : l'heureux évènement est bien arrivé, et il est heureux.
Sauf que, mis à part quelques annonces de banques qui font des pertes astronomiques, et même révélées elles sont par la suite "légèrement plus importantes" ( “slightly” higher ) qu'estimées "mark-to market" (on va pas chipoter entre 2 et 5 milliards, c'est une perte et ça s'est pas bien ! ), un petit coup d'oeil sur le marché des CDS (Credit Default Swaps ) et l'heure n'est pas encore à la franche rigolade.
Reprenons les définitions rapidement, un CDS est une prime d'assurance qui permet de se garantir contre le défaut de paiement. Evidemment et même si les traders ont parfois tendance à ne pas être rationnels, le prix de ces primes correspond souvent à la probabilité de défaut telle qu'anticipée. A noter que tout le monde ne peut pas intervenir sur ces marchés qui restent l’apanage de grosses gestions. Mais le prix est surtout le reflet de l'offre et de la demande. Un marché peut être très haut sur des CDS, simplement parce que personne ne souhaite vendre particulièrement le produit et qu'un opérateur qui serait vendeur à découvert sur cet instrument devrait en payer les conséquence en déboursant un prix prohibitif proposé par une contrepartie en situation de monopole.
Si on regarde les marchés de la dette française, grècque, irlandaise, italienne et portugaise,
les niveaux sont encore stratosphériques.
Pareil pour les principales banques
pas de quoi pavoiser.
Fin de crise, fin de crise...un peu tôt tout ça ! Encore que ça viendra peut lorsque les experts auront reconnu leurs échecs. Mais c'est pas gagné si on en croit Eugène Fama ( Eugene Fama Defends Investor Rationality and Market Efficiency ) .
PS : l'heureux évènement est bien arrivé, et il est heureux.





