Après Paul Grignon ( l'Argent Dette ), c'est dans l'air du temps...
C'est le blog de Maw, espace de discussion à propos de la finance, ses dérives et son salut.
mardi 26 juillet 2011
mardi 19 juillet 2011
Une information de poisson rouge...
Le poisson rouge est l'exemple type de l'animal "sans mémoire", enfin, avec une mémoire excellente jusqu'à 1 mois. On a eu l'habitude de dire qu'il n'avait que 3 secondes de mémoire afin d'apaiser notre conscience sur le fait d'emprisonner un être dans un espace extrêmement réduit, ...par plaisir de l'y voir.
On pourrait d'ailleurs faire un joli parallèle avec la nôtre. Pour ça, il suffit de voir avec quelle vitesse une actualité en remplace une autre, sans même une petite piqûre de rappel. Il n'y a pas si longtemps, on se demandait quel allait être l'avenir de notre terre suite à Fukushima, le cataclysme programmé au Japon. Quel journal télé, papier, internet en parle aujourd'hui ? On avait prédit un nuage radioactif, le retour de Tchernobyl, etc...Mais qui s'en soucie maintenant ?
Le poisson rouge a une petite mémoire.........et nous une brève actualité.
On pourrait d'ailleurs faire un joli parallèle avec la nôtre. Pour ça, il suffit de voir avec quelle vitesse une actualité en remplace une autre, sans même une petite piqûre de rappel. Il n'y a pas si longtemps, on se demandait quel allait être l'avenir de notre terre suite à Fukushima, le cataclysme programmé au Japon. Quel journal télé, papier, internet en parle aujourd'hui ? On avait prédit un nuage radioactif, le retour de Tchernobyl, etc...Mais qui s'en soucie maintenant ?
Le poisson rouge a une petite mémoire.........et nous une brève actualité.
jeudi 14 juillet 2011
Mais qui donc vend ces fameux CDS...
J'avais planté le décor dans les précédents messages:
- Les Credit Default Swaps c'est pas bien.
Je reprends aujourd'hui un point qui a déjà commencé à être développé sur le forum de www.strategies-options.com et plus précisément dans la file de discussion "Comment se déclenchent les CDS" .
Un "intervenant sans scrupule" avait commencé à émettre l'élément suivant : "Comme à chaque fois, il y a des acheteurs de CDS parce qu'il y a des vendeurs de CDS." Ce qui laissait entendre que personne n'avait obligé qui que ce soit à négocier ces instruments financiers. Ni à les acheter, pire, ni à les vendre.
Mais au fait, qui donc a vendu ces fameux CDS ? Parce qu'enfin de compte, on fait le procès des méchants acheteurs de ces produits "hautement toxiques" dans la presse écrite, à la télé, sur le web, etc...mais je ne vois nulle part le procès des vendeurs ! Vous savez bien, ces fameux gestionnaires qui ont adoré prendre des paris, encaisser des primes pour afficher des performances supérieures à leurs pairs, et qui justifiaient leurs salaires par une acuité particulière à bien mieux gérer les fonds qui leur étaient confiés.
N'importe quel trader d'options sait que la vente de petites primes est un plaisir à effet limité. L'expression anglo-saxonne - bien imagée - qui définit ce type de trading est la suivante : "It eats like a mouse and shits like an elephant". Rien de nouveau sous le soleil avec les CDS, les mêmes causes produisent les mêmes effets, à la différence près que cette fois, c'est la dette d'un pays le sous jacent.
Alors qui donc sont ces fameux vendeurs "d'armes de destruction massive" comme les appelle Warren Buffet ?
- Les Credit Default Swaps c'est pas bien.
Je reprends aujourd'hui un point qui a déjà commencé à être développé sur le forum de www.strategies-options.com et plus précisément dans la file de discussion "Comment se déclenchent les CDS" .
Un "intervenant sans scrupule" avait commencé à émettre l'élément suivant : "Comme à chaque fois, il y a des acheteurs de CDS parce qu'il y a des vendeurs de CDS." Ce qui laissait entendre que personne n'avait obligé qui que ce soit à négocier ces instruments financiers. Ni à les acheter, pire, ni à les vendre.
Mais au fait, qui donc a vendu ces fameux CDS ? Parce qu'enfin de compte, on fait le procès des méchants acheteurs de ces produits "hautement toxiques" dans la presse écrite, à la télé, sur le web, etc...mais je ne vois nulle part le procès des vendeurs ! Vous savez bien, ces fameux gestionnaires qui ont adoré prendre des paris, encaisser des primes pour afficher des performances supérieures à leurs pairs, et qui justifiaient leurs salaires par une acuité particulière à bien mieux gérer les fonds qui leur étaient confiés.
N'importe quel trader d'options sait que la vente de petites primes est un plaisir à effet limité. L'expression anglo-saxonne - bien imagée - qui définit ce type de trading est la suivante : "It eats like a mouse and shits like an elephant". Rien de nouveau sous le soleil avec les CDS, les mêmes causes produisent les mêmes effets, à la différence près que cette fois, c'est la dette d'un pays le sous jacent.
Alors qui donc sont ces fameux vendeurs "d'armes de destruction massive" comme les appelle Warren Buffet ?
lundi 11 juillet 2011
Macho macho man....
CDS....Credit Default Swaps...forcément l'oeuvre "d'un grand fatigué", débordant de testostérone qui n'a vu là qu'un moyen simple de faire de l'argent rapidement en prenant - ou plutôt en faisant prendre - des risques insensés à de grandes et sages institutions financières et qui sera à l'origine de la chute de Lehman Brothers, banque de premier plan fondée en 1850 qui fermera ses portes en l'espace d'un week-end de 2008.
Et bien non. On le sait, on l'a entendu un peu partout, les CDS ont été créés par Blythe Sally Jess Masters, jeune femme de 25 ans en 1994 alors employée par JP Morgan & Co, qui "structure" une ligne de crédit à Exxon de 5 milliards de dollars afin de lui permettre de faire face à l'amende qu'on vient de lui infliger pour la catastrophe de l'Exxon Valdez. Elle et son équipe revendront le risque de crédit à la BERD (la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) afin de diminuer la demande de réserves obligatoires faites auprès de JP Morgan pour tenir cette ligne de crédit.
Les femmes sont aussi capables d'être à l'origine de cataclysmes en finance. C'est une sorte de progrès, les choses bougent. Le bon sens féminin n'est plus ce qu'il était...C'est la masculinisation de la société selon certains, on n'est pas à l'abri d'un maverick pour d'autres.
Et bien non. On le sait, on l'a entendu un peu partout, les CDS ont été créés par Blythe Sally Jess Masters, jeune femme de 25 ans en 1994 alors employée par JP Morgan & Co, qui "structure" une ligne de crédit à Exxon de 5 milliards de dollars afin de lui permettre de faire face à l'amende qu'on vient de lui infliger pour la catastrophe de l'Exxon Valdez. Elle et son équipe revendront le risque de crédit à la BERD (la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) afin de diminuer la demande de réserves obligatoires faites auprès de JP Morgan pour tenir cette ligne de crédit.
Les femmes sont aussi capables d'être à l'origine de cataclysmes en finance. C'est une sorte de progrès, les choses bougent. Le bon sens féminin n'est plus ce qu'il était...C'est la masculinisation de la société selon certains, on n'est pas à l'abri d'un maverick pour d'autres.
jeudi 7 juillet 2011
Après la Grèce....le Portugal. Et après qui ?
Ça y est, les notes tombent.
L'agence de notation Moody's (oui celle là même qui n'avait pas "su voir" les risques liés aux Subprimes ) dans un élan qui pourrait apparaitre comme une reconquête de reconnaissance, vient d'abaisser la note du Portugal de quatre crans d'un coup. Par là même, c'est la crédibilité, et le terme est vraiment approprié, de la politique européenne qui est mise à mal par ce déclassement.
On est bien loin du miracle économique européen qui permettait à des nations de la zone d'harmoniser leurs développements et la confiance que les investisseurs internationaux devaient y trouver.
En fait, ce n'est pas tant la situation économique du pays qui est déclassée mais plus le signal du déclenchement des "assurances " type CDS (Credit Default Swaps, produits dérivés semblables sur bien des points aux options binaires) sur les marchés financiers qui est donné. Et la différence est de taille !
Comprenons nous bien, il ne s'agit en aucun cas du portrait de la situation d'un pays qui intéresse les investisseurs, mais le fait qu'ils aient investi dans des "produits" dont la résolution financière dépend d'un arbitre : Moody's en l'occurence. Imaginez un pari entre deux individus dont le résultat financier dépende d'une agence de notation. Ce qui compte c'est le signal de l'agence de notation, pas le pourquoi.
L'économie, les perspectives n'ont rien à voir avec cela, sauf à trouver une justification de façade auprès du grand public, que certains qualifient 'd'innocent' .
L'agence de notation Moody's (oui celle là même qui n'avait pas "su voir" les risques liés aux Subprimes ) dans un élan qui pourrait apparaitre comme une reconquête de reconnaissance, vient d'abaisser la note du Portugal de quatre crans d'un coup. Par là même, c'est la crédibilité, et le terme est vraiment approprié, de la politique européenne qui est mise à mal par ce déclassement.
On est bien loin du miracle économique européen qui permettait à des nations de la zone d'harmoniser leurs développements et la confiance que les investisseurs internationaux devaient y trouver.
En fait, ce n'est pas tant la situation économique du pays qui est déclassée mais plus le signal du déclenchement des "assurances " type CDS (Credit Default Swaps, produits dérivés semblables sur bien des points aux options binaires) sur les marchés financiers qui est donné. Et la différence est de taille !
Comprenons nous bien, il ne s'agit en aucun cas du portrait de la situation d'un pays qui intéresse les investisseurs, mais le fait qu'ils aient investi dans des "produits" dont la résolution financière dépend d'un arbitre : Moody's en l'occurence. Imaginez un pari entre deux individus dont le résultat financier dépende d'une agence de notation. Ce qui compte c'est le signal de l'agence de notation, pas le pourquoi.
L'économie, les perspectives n'ont rien à voir avec cela, sauf à trouver une justification de façade auprès du grand public, que certains qualifient 'd'innocent' .
lundi 4 juillet 2011
Il en fallait un alors on l'a fait...
Bonjour à toutes et à tous,
Après avoir participé plus qu'activement au lancement de www.strategies-options.com , site spécialisé dans le trading des options, je me suis dit qu'il serait intéressant d'ouvrir un espace sur lequel je pourrai laisser libre l' expression de mes humeurs, en particulier sur la façon dont on aborde ça et là la responsabilité de la finance de marché dans la crise "majeure" qu'on nous décrit comme planétaire.
Après avoir participé plus qu'activement au lancement de www.strategies-options.com , site spécialisé dans le trading des options, je me suis dit qu'il serait intéressant d'ouvrir un espace sur lequel je pourrai laisser libre l' expression de mes humeurs, en particulier sur la façon dont on aborde ça et là la responsabilité de la finance de marché dans la crise "majeure" qu'on nous décrit comme planétaire.
Inscription à :
Articles (Atom)